Sept journalistes toujours emprisonnés au Cameroun

Sept journalistes sont toujours incarcérés à Yaoundé alors que le pays connaît de graves tensions. La Fédération internationale des Journalistes (FIJ), première organisation mondiale des journalistes avec ses 600.000 membres, soutient son affilié le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC).

COMMUNIQUE DE LA FIJ

 

« Lorsqu’il y a des crises sociales et politiques, les journalistes sont malheureusement en première ligne et les premiers touchés», explique Anthony Bellanger, Secrétaire général de la FIJ, en déplacement à Yaoundé où se déroule actuellement un atelier de formation de la FIJ. « Certains le paient par leur vie, d’autres sont accusés de traitrise et sont enfermés au seul motif qu’ils sont journalistes et qu’ils ont “osé » remplir leur mission et leur devoir d’informer.”

 

« Au Cameroun, les tensions politiques et sociales au sein de la communauté anglophone des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont pris une autre ampleur ces derniers mois », souligne Denis Nkwebo, Président du SNJC. « Sept de nos collègues sont actuellement emprisonnés sans que personne ne sache réellement où il sont; ceci pour éviter toute manifestation devant les cellules des gendarmeries! Nous multiplions les rendez-vous avec les autorités pour qu’ils soient libérés, mais toutes nos tentatives ont échoué. Sont toujours en prison Tilarious Atia, Hans Achumba, Thomas Awa, Tim Fiennian, Amos Fofung, Morfaw Ndong.”

 

Opens external link in new windowConcernant Ahmed Aba, le journaliste de RFI en langue haoussa, condamné le 24 avril 2017 à 10 ans de prison ferme pour “blanchiment de produits du terrorisme”, la FIJ continue de dénoncer cette condamnation inique car l’innocence et la qualité de journaliste ont pu être reconnues lors des audiences.

 

 

« La FIJ condamne le gouvernement camerounais et réitère son indignation face à cette attaque en règle contre la liberté d’informer et contre la liberté de la presse, poursuit le Secrétaire général de la FIJ. J’exhorte les autorités à relâcher sans délais TOUS ces journalistes à qui nous apportons tout notre soutien, ainsi qu’à leur famille. Un pays qui met ses journalistes en prison ne peut être considéré comme une démocratie. Le Cameroun fait désormais partie de ces tristes destinations dans le monde qui enferme ses journalistes. »

Yaoundé/Bruxelles, le 13 juillet 2017.

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