Dublin : la liberté d’expression comme pilier !


Presque deux ans après le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, en plein cœur de Paris, le 7 janvier 2015, les ambassades de France et d’Allemagne avec le Goethe Institut de Dublin ont organisé jeudi 17 novembre une réunion publique sur la liberté d’expression avec la FIJ comme invitée et le vice-président du syndicat allemand, Wolfgang Grebehof. 

L’occasion pour moi de présenter la FIJ, ses principales missions et actions dans le monde et surtout ses besoins. 

La fin de l’année approchant, l’heure des premiers bilans sur le nombre de journalistes tués a aussi fait l’objet de la plus grande attention du public venu nombreux ce jeudi soir dans les locaux de la représentation en Irlande de la Commission  européenne.

Vendredi matin, un atelier spécial était organisé avec une quinzaine de jeunes étudiants en journalisme sur le décryptage des journaux français, irlandais et allemands. 

Tout le monde s’est promis une deuxième séance en 2017. Pourquoi pas pendant le mois de la francophonie en mars ?

A.B.

Un Prix Nobel de la paix à Londres


En plein cœur de Londres, dimanche soir, 23 octobre, j’ai eu l’immense plaisir de partager la soirée avec des militants du l’UGTT, l’Union générale tunisienne du travail, faisant partie du Quartet du dialogue social, Prix Nobel de la paix en 2015.

Cette rencontre a pu avoir lieu grâce à Bill Adams de la TUC Britannique (Trade Union Confederation) et à l’affiliée de la FIJ au Royaume-Uni et en Irlande, la National Union of Journalists (NUJ), représentée par Jim Boumelha, Trésorier honoraire de la FIJ.

Emmenée par Houcine Abassi, Secrétaire général de l’UGTT, et Mohamed Mselmi son adjoint, la délégation tunisienne commençait donc son programme anglais avec la FIJ, où il a surtout été question de syndicalisme, de négociations et de représentativité professionnelle en Tunisie et dans le monde. Houcine Abassi, ancien instituteur qui a gravi tous les échelons de l’organisation syndicale nationale, a une haute considération de la négociation et du compromis, sans abandonner pour autant ses fondamentaux.

Il parcourt aujourd’hui le monde et raconte simplement ce qu’est un syndicaliste, lui qui est membre du bureau exécutif de la CSI, la Confédération syndicale internationale (représentant 180 millions de travailleurs dans le monde, dont les 600.000 journalistes de la FIJ).

Ce Prix Nobel de la paix, gagné en 2015, est un symbole pour la Tunisie, c’est certain, mais c’est aussi une fierté pour tout le mouvement syndical international, dont fait partie la FIJ.

Une nouvelle rencontre entre la FIJ et l’UGTT aura lieu à Tunis, en janvier 2017, à l’occasion du congrès de l’UGTT et de la retraite (méritée) de Houcine Abassi.
Anthony Bellanger

Turquie. « Moi, journaliste libre, parraine un journaliste en prison »

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) lance aujourd’hui une action de solidarité en soutien aux journalistes en Turquie et à ses affiliés le Syndicat des journalistes de Turquie (TGS), l’Association des journalistes de Turquie (TGC), et l’Association des journalistes progressifs (PJA).

L’action fait partie de la campagne de la FIJ et de la Fédération européenne des journalistes (FEJ) Opens external link in new windowLibérez le journalisme, que les deux fédérations mènent conjointement depuis 2010. L’action consiste en Opens external link in new windowune journée de solidarité le 21 octobre au cours de laquelle les journalistes libres peuvent parrainer des journalistes emprisonnés en Turquie via les réseaux sociaux. L’activité inclut également une Opens external link in new windowpétition en ligne demandant au gouvernement turc de relâcher immédiatement les journalistes emprisonnés et de rouvrir les stations de télévision et de radio.turkey

La Turquie a connu une tentative de coup d’Etat sanglante le 15 juillet, qui a tué plus de 250 personnes et pris pour cible les grandes institutions démocratiques. La FIJ et la FEJ ont Opens external link in new windowcondamné sans réserve le coup d’État et l’utilisation de la force contre les citoyens, les journalistes et les entreprises de médias.

Le coup d’Etat manqué a été suivi par la mise en place d’un état d’urgence et de mesures excessives et aveugles pour sanctionner tous les individus soupçonnés d’être liés à la tentative de putch. Les autorités turques sont maintenant en train d’emprisonner les journalistes, de fermer des chaînes de radio et de télévision et de censurer Internet pour tenter de faire taire les critiques. Opens external link in new windowPlus de 90 journalistes sont en prison et plus de 130 médias ont été interdits depuis la mi-juillet. 2500 journalistes ont perdu leur emploi et des mandats d’arrêt ont été délivrés pour des dizaines de travailleurs des médias. Certaines familles de journalistes, vivant dans la clandestinité ou étant en fuite, ont été arrêtées et forcées à se rendre.

Toutes les Opens external link in new windowatteintes à la liberté de la presse en Turquie ont été dénoncées par la FIJ et la FEJ sur la Opens external link in new windowplateforme du Conseil de l’Europe pour la protection du journalisme et la sécurité des journalistes.

Le secrétaire général de la FIJ Anthony Bellanger a indiqué: « Nous lançons aujourd’hui une action de solidarité et de parrainage. Les journalistes en Turquie doivent pouvoir dire la vérité et travailler librement. La communauté internationale des journalistes est scandalisée par la façon dont la liberté de la presse a été salie dans le pays et nous souhaitons envoyer un message de soutien à nos collègues emprisonnés. Le président Erdogan doit prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre aux journalistes de travailler sans menace, sans harcèlement et sans peur d’être emprisonnés ».

#FreeThemAll

A Dagomys/Sochi, la FIJ se souvient des morts et des prisonniers 

Depuis 20 ans, le Syndicat russe de journalistes (RUJ) organise son festival sur les bords de la mer Noire, à Dagomys/Sochi. 

Les lieux sont connus pour avoir accueillis les Jeux Olympiques d’hiver en 2014, mais aussi pour soutenir la liberté d’expression de l’affilié de la FIJ, le RUJ, le Russian union of journalists, le plus grand en nombre (65.000 membres).

De nombreuses conférences sont organisées dans cet immense hôtel posé face à la mer Noire et les invités défilent devant plusieurs centaines de journalistes représentant la mosaïque diversifiée russe. Une langue, un peuple, un idéal: la défense du bon journalisme, une question qui prend tout son sens dans cette région du globe. 

La délégation étrangère était assez riche et hétéroclite (outre les représentants de la FIJ, Jim Boumelha, trésorier, Sabina Indejit, vice-présidente, Juha Rekola, du syndicat finlandais, et le SG de la FIJ ou un représentant d’Afghanistan, de l’OSCE…), les débats furent courts mais pertinents sous l’œil du maître des cérémonies, Mister Bogdanov…

La séance d’hommage à Alexander Efremov fut certainement la plus poignante: ce photographe russe de renom a été tué en Tchétchénie en 2000 et, depuis, les hommages ne cessent de louer ses qualités journalistiques. 

Il a laissé une famille, une fille orpheline qui est devenue adulte et qui est aujourd’hui sergent dans la police, et une profession dans le deuil. 16 ans après, l’émotion reste intense. 

Ne les oublions jamais. 

A.B. 

Turquie : 116 journalistes en prison !

La Turquie est la plus grande prison d’Europe, nous l’affirmons depuis des années. Depuis le 15 juillet et le coup d’état raté en Turquie, la purge n’a jamais été aussi importante pour les citoyens et notamment pour les journalistes. 

116 d’entre eux, à l’heure où j’écris ces lignes, sont derrière les barreaux alors que personne ne sait vraiment pourquoi, dans un pays où l’information est muselée, dans une République où les échanges électroniques sont surveillés. Même Twitter fait l’objet d’offensives jamais vues auparavant. 

Selon les affiliés de la FIJ, les TGS et TGC rencontrés dans leur bâtiment le dimanche 25 septembre, au moins 116 journalistes sont derrière les barreaux, sachant que la statistique a été multipliée par 6 depuis le 15 juillet! Il est temps que cela cesse et c’est pour cette raison que la Fédération internationale des journalistes (FIJ), première organisation mondiale de la profession, se mobilise sur le terrain plus que jamais depuis quelques semaines. 

Une mission conjointe avec la Fédération européenne des journalistes (FEJ), l’un des groupes régionaux de la FIJ, une action avec d’autres organisations internationales de défense des droits de l’Homme, mais rien n’y fait, être journaliste n’a pas bonne presse de l’autre côté du Bosphore, dans un pays qui a pourtant une histoire riche de diversités !

La FIJ n’en est pas à un son premier coup d’essai en Turquie et va poursuivre sans relâche ses actions pour que vivent la liberté d’expression et le droit des citoyens à être informés, correctement. 

Pas un jour ne passe à Istanbul, notamment,  sans qu’une cour de justice ne fasse le procès d’un journaliste. C’est difficile à imaginer, mais c’est la réalité. À moins de 3 heures de Paris et de Bruxelles… Qui dit mieux? 

L’Europe à vraiment les pieds et poings liés depuis l’accord international sur l’accueil en Europe des réfugiés du Moyen Orient. On assiste encore une fois à l’échec de la politique. Seules les organisations de travailleurs peuvent maintenant faire pression. On y travaille !

A.B.

Oslo : le Safety fund au cœur des discussions avec les syndicats nordiques de la FIJ

Oslo. 7.9.16. A l’invitation de l’ensemble des syndicats nordiques de la FIJ (Norvège, Suède, Finlande, Danemark, Islande, îles Féroé), j’ai présenté les grandes lignes, la gestion au quotidien et la distribution de l’argent du Safety Fund (Fonds de sécurité) à Oslo. Ce fonds est piloté par le SG de la FIJ et par les membres élus de la FIJ et a pour but de venir en aide d’urgence aux journalistes ou à leur famille qui connaissent des difficultés pour vivre ou pour poursuivre leurs missions. 
Tous les ans, nous distribuons en moyenne 80.000€ aux journalistes dans le monde. 
Pour faire des dons ou pour plus d’informations sur le SF  : http://www.ifj.org

/AB